La Fleur De Palestine


Sur un sol parfois aride où la terre laisse place à la silice
Là où l'Homme manifeste de cruauté et de vice,
Là où des larmes ne cessent de perler sur les joues des mères,
Douleur inexplicable lorsque l'on a perdu la chair de sa chair.
Sans un dernier au revoir les fils ferment à jamais les paupières,
Le cur des pères se serre de tristesse et se nourrit des raisins de la colère,
Pour cause ici on prend une vie en contre partie d'un jet de pierres
Comment d'un pays à un autre les choses peuvent tant changer
Ici s'estompent les éclats de rire émanant des cours de récré
Le ciel bleu se terni souvent sous les obus de mortier
La nuit dernière sous le poids de l'oppression s'effondrait un autre minaret
Les bâtisses en ruine de façon silencieuse chantent la tristesse,
Les avenues jadis bondées ont aujourd'hui épousé la solitude.
Lors des couvre-feux,
Dans les curs, on couve l'espoir qu'un jour cela cesse
Malgré que les journées se suivent avec les mêmes maux que d'habitude.
Les larmes au goût de sel reflètent la peine de vivre cette vie au goût de fiel.
Demain, la colombe de la paix sera blessée,
Et ira mourir dans les mains d'un orphelin,
Le chagrin se jouera comme une triste symphonie dans le cur ravagé
De ce petit qui n'a pas fini de pleurer les siens,
On se souviendra de la petite Soumaya
Cette petite fille au doux visage ne dormait pas
La petite étoile s'est éteinte furtivement
Laissant dans une terrible douleur ses parents.

Dans ce monde rythmé par la souffrance et la peine, les larmes ne cessent de couler ; Tombant sur cette terre asséchée par la haine. Elles irriguent cette dernière et font renaître un semblant de verdure. Comme le lotus qui prend naissance dans les marécages, dans cette terre peu propice une fleur pousse avec difficulté sous l'ombre d'un olivier. Cette fleur qui malgré sa petitesse ne s'avoue pas vaincu est l'espoir.


Un Gars Discret

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