Asadullah (Lion d'Allah) |
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Le bélier de l'égo au coeur insatisfait Sera immolé ce soir près de la mosquée Aqiqah a midi et Walimah au timis Sacrifions cette envie qui se nourrit du vice Et comptons nos morts sur les ruines d'Athènes Contrées devastées par les guerriers de l'Eden Car lorsque les Rois pénètrent dans une citée Ils la détruisent du sabot de leurs coursiers Et ne demeure que la brume, glaciale et luminaire Qui secoue d'un rhume ma confiance éphémère Le doute du Blanc est né de la poitrine des hommes Mais ma poitrine est enceinte d'un autre enfant de Rome Le soleil brule a l'ouest, et cela depuis hiers Helas, hiers a dix ans et je suis toujours un enfant Qui acceptera donc de me préter vingt ans? Tant de questions qui assaillent l'ame d'un mendiant Dans sa quête éternelle du plus beau des diaments Et ces chaines qui encerclent mes pieds Existent-elles seulement dans mes rêves? La maison de ma foi a cinq piliers Mais mon coeur titube a la recherche d'une trêve Udaybiyah, secret de l'ame en paix Apporte un fourreau a la lame de mon épée Le calme des crépuscules apaise mes vieux soleils Et la Lumière de la Lune promet un doux sommeil Mais Judas guette au milieu des disciples La trahison prend forme et l'espoir se dissippe Oh princes arabes dans le royaume de mon coeur La chamelle de mes vielles passions se meurt Le doute du Berbère est né du mirage de l'oasis Mais le mirage de ma foi a la consistence de l'obélisque Je suis le guerrier nègre debout dans la plantation L'esclave qui dompte le lion de ses passions Mon dos s'est affermi sous le fouet du Destin Et l'eau de mes envies a tari dans ma main Mon cou porte la cicatrice du fer Et personne ici-bas n'a autant souffert Car si l'homme savait ce qu'était la souffrance Il verrait mon visage au milieu de ses transes Regarde donc ma face devant le mirroir Y vois-tu les traces de mes deux victoires? La terre et l'Eden, sacrifiés dans les flammes Par le sabre d'ébène des chevaliers de l'Islam. Asadullah est une ode aux soufis et hommes de Dieu qui pratiquent le tazkiyatoul an-nafs, la bataille contre les passions de l'ego. La guerre dont il s'agit dans le poeme est purement spirituelle et interne. |
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