Quand L'astre Se Noie |
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La descente de l'astre s'avere ineluctable Sur le plat horizon il reste sans cable Couleur de sable sur un fond de marble Bleu irreel tel la morale sans fable. On entend ses cris qui echoent dans le silence Viole par les mouettes qui se croient pelicans Elles chevauchent un vent gymnaste, maudissant Leur proie luisante a la muette presence. L'astre se meurt, sa descente se précipite Ses rayons oranges, tentacules frenétiques Se jettent autour d'un monde qui glisse Telle ma main aimante dessus sa peau lisse. De plus en plus faible, ses ébats se prolongent Dans une eau immobile au souffle court A l'instar du temps aux sanglots lourds Qui s'étire gourd sur la cote qui songe. Un brouillard s'éleve, un linceul de brume Troue de ci de la par des ames defuntes En forme de croix aux membres tordus Tels des épouvantails en tige de saule pleureur. Dans leur terre molle les herbes se courbent Une derniere genufluxion vers la ligne sourde Au loin qui ignore leurs pleurs de "vive le roi" Car le roi, l'astre est mort. Maodo |
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